Lettre n° 747 du 21 mai 2017

 
 

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SOMMAIRE

Actualités professionnelles
La Sécurité sociale
L'Agence France Trésor se voit confier la gestion de l'amortissement de la dette sociale
Nouveau gouvernement. Les ministres en charge de la Sécu et du social
L'emploi à la Sécu
L'actualité hebdo des partenaires sociaux dans la Sécu
Maladie
Les dépenses d'assurance maladie du régime général en hausse de 2,3 % sur un an, à fin avril 2017
Recouvrement - emploi - assurance chômage
Le taux de chômage à son plus bas niveau depuis 2012
Famille
Financements des établissements d'accueil du jeune enfant Une enquête de l'AMF s'inquiète des insuffisances de la CNAF
Retraites - personnes âgées - dépendance
La réunion du COR du 17 mai 2017 consacrée à la préparation des rapports de juin et septembre 2017


Actualités générales
Actualité santé
Les projections d'activité hospitalière à l'horizon 2030 de la DREES suggèrent la nécessité de poursuivre la réorganisation de l'offre hospitalière
TIC santé / e-administration / services publics
Les progrès informatiques des établissements de santé sont perceptibles selon l'Atlas des SIH 2017
Veille réglementaire
Autres publications retenues

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ACTUALITÉS PROFESSIONNELLES

La Sécurité sociale

L'Agence France Trésor se voit confier la gestion de l'amortissement de la dette sociale
15/05/17 - L'amortissement de la dette sociale va passer dans le giron de l'Agence France Trésor (AFT) qui gère la dette de l'Etat à Bercy. Un décret publié la 10 mai prévoit en effet, "dans un objectif de meilleur efficience d'ensemble", de confier la gestion opérationnelle des activités de financement de la Caisse d'amortissement de la dette sociale à l'AFT, "sans remettre en cause le principe de cantonnement de la dette sociale et les prérogatives du conseil d'administration de la CADES, notamment dans la détermination et le suivi de la stratégie financière d'amortissement de la dette sociale transférée à la caisse". Cette évolution préparée depuis l'année dernière devrait se traduire par le transfert dans les mois qui viennent de six personnes de la CADES à Bercy alors que l'équipe de l'AFT compte aujourd'hui une quarantaine de personnes, souligne l'Agefi quotidien
"La question était de garantir que la gestion de la CADES ne soit pas déstabilisée par des départs du personnel à l'approche de la disparition de l'établissement" dont la mission doit s'achever en 2024, explique au journal Jean-Louis Rey, qui devient le nouveau président du conseil d'administration de la caisse à compter du 15 mai. "Il y a des compétences très pointues à la CADES. Autant en faire profiter l'ensemble du secteur public", poursuit-il. Le rapprochement "permet de construire un pôle d'excellence de la gestion de la dette publique", explique de son côté le porte-parole de l'agence. La CADES et l'AFT demeureront deux entités juridiques distinctes et indépendantes, la dette sociale et la dette de l'État restant distinctes.
L'Agefi ajoute que l'ancien président de la CADES, Patrice Ract Madoux, n'avait pas caché son scepticisme sur ce projet. Lors d'une audition en décembre dernier au Sénat, il en avait attribué la paternité de ce transfert à l'AFT. Il expliquait que l'agence y voyait un moyen de desserrer ses "fortes contraintes en matière de recrutement".
Fin 2016, la dette gérée par l’Agence France Trésor s’élevait à 1 621 milliards d’euros et celle de la CADES à 135,8 milliards d’euros.
> AGEFI Quotidien 15 mai 2017
> Décret n° 2017-869 du 9 mai 2017 relatif à la Caisse d'amortissement de la dette sociale, JO du 10/05/17
> La dette pour les nuls - Gilles Rigourex, 29 mars 2017

Nouveau gouvernement. Les ministres en charge de la Sécu et du social
19/05/17 - Le premier gouvernement du quinquennat d'Emmanuel Macron a été dévoilé mercredi 17 mai à 15h. Une équipe resserrée de 22 ministres et secrétaires d'État (2 LR, 6 PS, 3 MoDem, et 11 membres de la société civile), autant de femmes que d'hommes, et des recrues de taille, comme Nicolas Hulot ou Bruno Le Maire. Ce premier gouvernement décoiffe. Décryptage des profils et du périmètre des portefeuilles des membres du gouvernement en charge des secteurs santé/protection sociale :
Alors qu'Olivier Véran et Arnaud Robinet apparaissaient comme favoris, c'est le Pr Agnès Buzyn qui est nommée ministre des Solidarités et de la Santé, avec un périmètre équivalent à celui de Marisol Touraine. Présidente de la Haute autorité de santé (HAS) depuis 2016, cette professeure spécialisée en hématologie a également été présidente de l'Institut national du cancer (Inca) de mai 2011 à février 2016 et a notamment mis en œuvre le 3e plan cancer. Si tout le monde loue son parcours exemplaire, certains pointent déjà ses conflits d'intérêts, comme le souligne la lettre de Galilée. La nouvelle ministre de la Santé, a nommé Gilles de Margerie en qualité de directeur de cabinet. Il a démissionné jeudi soir, à effet immédiat, de ses précédentes fonctions, celles de directeur général adjoint du groupe Humanis, le troisième groupe paritaire du marché (assurance santé, prévoyance et retraite complémentaire). "C'est un attelage inédit et pour la première fois, les assureurs, généralement conspué par le monde médical, entrent dans la bergerie", commente L'Opinion.
Bruno Le Maire est ministre de l'Economie, où il chapeautera également les Finances et l'Industrie. Agé de 48 ans, le député LR de l'Eure est normalien, agrégé de lettres modernes et énarque. Il a été secrétaire d'État aux Affaires européennes puis ministre de l'Agriculture de 2009 à 2012.
Le sarkozyste Gérald Darmanin devient ministre de l'Action et des comptes publics. À 34 ans, l'un des plus jeunes députés de l'Assemblée nationale incarne la nouvelle génération de droite et la volonté de rajeunissement du président Macron. La fonction publique disparaît des intitulés ministériels, mais cette attribution ainsi que le budget lui sont confiés.
Muriel Pénicaud devient la patronne du ministère du Travail. Agée de 62 ans, elle fait partie de la société civile et occupait jusqu'à présent le poste de directrice de l'agence Business France. Auparavant, elle a travaillé pour de grands groupes notamment Danone, en tant que DRH, ou Dassault Systèmes.
Jacques Mézard, sénateur du Cantal, membre du Parti radical de gauche, est ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.
La militante Sophie Cluzel est secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, un poste désormais rattaché au Premier ministre. A 56 ans, elle a derrière elle un parcours au service des personnes en situation de handicap – en particulier leur scolarisation et leur insertion. Cette ancienne élève de Sup de Co Marseille préside depuis 2011 la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph) et a été administratrice de l'Unapei. Autant dire que la disparition d'un portefeuille dédié aux familles et à l'enfance suscite des remous. Pour nombre d'interlocuteurs, passer de Laurence Rossignol à rien, c'est décidément un peu abrupt.
> Décret du 17 mai 2017 relatif à la composition du Gouvernement, JO du 18/05/17

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L'emploi à la Sécu

L'actualité hebdo des partenaires sociaux dans la Sécu
19/05/17 - Dans sa « Lettre de la Michodière » n° 19-2017 du 18 mai, le SNFOCOS reprend un article de l'Humanité du 10 mai intitulé "Les agents de la Sécu soumis au chronomètre". Il s'agit d'un entretien avec le sociologue Pascal Martin qui a enquêté dans plusieurs centres d'accueil de CPAM où sont reçus les demandeurs de la CMU. Autres sujets abordés : les UGECAM et un dossier Jurisprudence sur les « Elections Professionnelles ».
La lettre de la Michodière "Spécial Droits Sociaux" du 22 mai 2017 fait le point sur la CAPSSA, la complémentaire santé de groupe, le fonds de solidarité, la garantie d'assistance santé et protection juridique.
L'Union Fédérale SUD Protection Sociale nous propose un communiqué intitulé "Valeur du point : nano revalo pour reconnaissance zéro !" pour nous rappeler que la valeur du point dans le régime général est majorée de 0,5 % au mois de mai, après sept ans de gel. Pour SUD Protection Sociale, "cette réalité est à la mesure d'une incapacité des organisations syndicales majoritaires dans la Sécu à initier une véritable action unitaire de mobilisation nationale massive, axée sur les salaires et l'emploi".

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Maladie

Les dépenses d'assurance maladie du régime général en hausse de 2,3 % sur un an, à fin avril 2017
19/05/17 - Sur les douze derniers mois, les dépenses remboursées par le Régime général dans le champ de l'ONDAM sont en hausse à fin avril 2017 de 2,3 % en données CJO-CVS, un chiffre en progression par rapport à fin mars (+ 2,1 %). Dans le détail, les dépenses de soins de ville augmentent en rythme annuel de 2,4 %, contre + 2,6 % le mois précédent.
Toujours en rythme annuel, les soins de généralistes et de spécialistes progressent respectivement de + 0,3 % et de + 3,0 %. Les remboursements de soins d'auxiliaires médicaux sont en hausse de 4,2 %. Cette dynamique se retrouve principalement dans l'évolution des soins infirmiers (+ 4,4 %) alors que la progression des soins de kinésithérapie n'est que de + 3,7 %. Les remboursements d'analyses médicales augmentent de 0,5 % et les indemnités journalières progressent toujours sensiblement (+ 3,6 %). L'évolution des remboursements de médicaments délivrés en ville repasse en mode négatif (- 0,8 % en rythme annuel), une baisse qui résulte en grande partie du non versement en avril 2017 de la ROSP génériques. La rétrocession hospitalière reste élevée à fin avril 2017, +7,9 % par rapport à la même période l'année précédente et + 9,5% en rythme annuel. Les remboursements de médicaments (rétrocession incluse) augmentent ainsi de +0,4 % sur les douze derniers mois. L'évolution des remboursements au titre de la LPP est relativement forte + 4,8 % sur les 12 derniers mois.
Toujours en année complète mobile, les dépenses des établissements sont en hausse sur douze mois de 1,9 % (contre 1,7 % à fin mars) pour le public, de 0,3 % (- 0,6 % en mars) pour le privé et de 4,5 % (contre 4,0 %) pour le médico-social.
> Le dernier communiqué sur l'évolution des remboursements de soins effectués par le régime général à fin avril 2017 - 18 mai 2017

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Recouvrement - emploi - et assurance chômage

Le taux de chômage à son plus bas niveau depuis 2012
18/05/17 - Pour la première fois depuis 2012, le taux de chômage en France (hors Mayotte) est redescendu sous la barre des 10 % au premier trimestre 2017, selon les derniers chiffres publiés par l'INSEE le 18 mai 2017. Il s'établit désormais à 9,6 % de la population active et retrouve un niveau inférieur à celui des débuts du quinquennat Hollande.
Si l'on ne prend en compte que la France métropolitaine, le taux de chômage diminue de 0,4 point par rapport à fin 2016 pour se fixer à 9,3 %. Le nombre de chômeurs atteint 2,67 millions en France métropolitaine, contre 2,79 millions au dernier trimestre 2016, soit une diminution de 115 000 sur le trimestre. Une baisse similaire a été enregistrée concernant la France entière passant de 2,95 millions à 2,83 millions. Le chômage diminue surtout pour les jeunes (21,8 % contre 23,3 % au dernier trimestre 2016) mais reste stable pour les 50 ans ou plus (6,6%). Quant au chômage de longue durée, il a frappé 4,1 % de la population active, en très léger recul (-0,1 % par rapport au trimestre précédent, et - 0,2 % sur un an).
Contrairement aux chiffres publiés chaque mois par Pôle Emploi, qui correspondent aux données administratives des demandeurs d'emploi inscrits chez lui, ceux de l'INSEE sont calculés selon la définition du BIT. De ces deux méthodologies résultent des interprétations différentes. Les chiffres de Pôle Emploi sont plus sensibles que ceux de l'INSEE aux évolutions réglementaires et n'observent pas la tendance durable à la baisse du chômage perçue par l'Institut de la statistique.
Le « halo autour du chômage » analysé par l'INSEE englobe 1,5 million de personnes, dont 20 000 de plus par rapport à fin 2016 et 58 000 de plus sur un an.
Le regain de l'emploi va aussi de paire avec une hausse des contrats précaires. Le taux d'emploi en CDI est de 48,5 %, en baisse de 0,1 % par rapport au trimestre précédent et de 0,3 % sur un an. A l'inverse, le taux d'emploi en CDD ou en intérim progresse de 0,3 % sur trois mois et de 0,5 % sur un an, pour se fixer à 7,8 %, signe d'un marché du travail encore convalescent.
> Le taux de chômage diminue de 0,4 point au premier trimestre 2017 - Informations rapides n° 131 - 18 mai 2017

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Famille

Financements des établissements d'accueil du jeune enfant Une enquête de l'AMF s'inquiète des insuffisances de la CNAF
16/05/17 - Afin de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les gestionnaires d'EAJE dans l'application des règles actuelles de co-financement, la DGCS et la CNAF ont récemment mis en place un groupe de travail chargé, d'une part, d'étudier l'impact de ces difficultés sur la qualité de l'accueil ainsi que sur le développement de l'offre et d'autre part, de formuler des propositions d'évolution. Afin de disposer d'éléments concrets à présenter au groupe de travail, l'Association des maires de France (AMF) a lancé au mois de mars 2017 une étude sur les modalités de financement des établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE) dont les résultats ont été publiés fin avril. Au final, cette "courte enquête" - l'expression est de l'AMF - est plus qualitative que quantitative, l'échantillon des répondants étant limité, souligne Localtis.info. Ces derniers confirment les difficultés financières pesant sur les gestionnaires d'EAJE que l'AMF dénonce régulièrement, auprès du ministère de la famille et de la CNAF. En effet, 65 % des communes répondantes considèrent que la facturation à l'heure, imposée par la CNAF en contrepartie du versement de la prestation de service unique, est incompatible avec les exigences de qualité auxquelles doivent répondre les établissements d'accueil de la petite enfance et demandent le retour aux créneaux horaires. Cette tarification à l'heure a également de lourdes conséquences sur le fonctionnement des établissements : 54% des communes révèlent avoir été contraintes de réduire leur amplitude horaire d'ouverture pour se rapprocher des taux de facturation demandés par la CNAF. Les résultats de cette enquête révèlent que de façon générale, les élus demandent davantage d'information et de transparence sur les règles de cofinancements de la CNAF.
Au delà des constats, l'enquête avance un certain nombre de propositions qui seront soumises au groupe de travail commun. Les élus locaux se disent ainsi "favorables à une simplification et à une fusion (avec une attention particulière pour le contrat enfance jeunesse qui ne s'adresse pas au même public) des principaux co-financements de la CNAF". Ils attendent également une revalorisation de ces derniers principalement pour les établissements existants, d'autant que la baisse des dotations de l'Etat pèse sur les budgets des communes. Parmi les préconisations de l'AMF figurent aussi une réévaluation des seuils de taux de facturation retenu par la CNAF dans sa circulaire sur la prestation de service unique (PSU) du 26 mars 2014, le retour aux créneaux horaires pour les établissements en faisant la demande ou encore la valorisation du temps consacré par les EAJE à l'accompagnement des parents, notamment les plus fragiles, et au développement d'actions de soutien à la parentalité. En cas de maintien d'une facturation à l'heure, l'AMF propose une série de mesures, dont le renforcement de l'accompagnement des gestionnaires pour les aider à atteindre le taux de facturation permettant de bénéficier de la meilleure bonification de la PSU, le développement des outils permettant de limiter les effets pervers identifiés par les gestionnaires, ou encore le plafonnement du nombre de semaines de congés pris par les familles.
Les conclusions du groupe de travail CNAF/DGCS, auquel sont associés l'ensemble des gestionnaires de la petite enfance, dont l'AMF, devraient être connues avant l'été. Ce groupe de travail s'inscrit pleinement dans la phase de bilan de la COG de la branche famille  2013/2017 et viendra alimenter les travaux préparatoires de la future COG.
> Petite enfance - L'AMF s'inquiète des insuffisances des financements de la CNAF pour les modes de garde - Localtis.info 16 mai 2017
> La synthèse de l'enquête de l'AMF relative aux modalités de financements des établissements d'accueil du jeune enfant

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Retraites - personnes âgées - dépendance

La réunion du COR du 17 mai 2017 consacrée à la préparation des rapports de juin et septembre 2017
17/05/17 - À l'occasion de la parution des nouvelles projections démographiques et de population active de l'INSEE, le rapport annuel de juin 2017 se base sur un exercice complet de projections associant l'ensemble des régimes de retraite de base et complémentaires. Il s'agit d'un exercice lourd qui ne peut être réalisé tous les ans. Pour cette année, outre le rapport de juin, le Conseil d'orientation des retraites produira en septembre un rapport thématique permettant d'exposer plus en détail ces résultats notamment régime par régime.
Le dossier de la réunion de mai est consacré à la préparation de ces deux rapports. La première partie du dossier a pour objet la présentation des différentes hypothèses sur lesquelles reposeront les rapports de juin et septembre. Il s'agit à la fois d'hypothèses relatives au cadre des projections – projections démographiques et de population active de l'INSEE, hypothèses macroéconomiques –, d'hypothèses propres à certains régimes – comme l'évolution de la part des primes à la Fonction publique – et, enfin, d'hypothèses règlementaires – avec la modélisation du compte personnel de prévention pénibilité faite par la CNAV.
La seconde partie est consacrée à l'approfondissement des indicateurs du rapport annuel. Il est proposé de rénover le cas type de fonctionnaire de catégorie B sédentaire en considérant différentes d'hypothèses d'évolution de la part de primes. Il est également proposé de considérer deux nouveaux indicateurs pour éclairer la problématique d'équité intergénérationnelle : un indicateur de rendement et un indicateur de décomposition de la durée de vie.
> La synthèse (« Le dossier en bref »), la note de présentation générale, les différents documents du dossier ainsi que les diaporamas présentés en séance

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ACTUALITÉS GÉNÉRALES
Actualité santé

Les projections d'activité hospitalière à l'horizon 2030 de la DREES suggèrent la nécessité de poursuivre la réorganisation de l'offre hospitalière
15/05/17 - Afin d'apporter un éclairage sur les évolutions de l'activité hospitalière au cours des quinze prochaines années, la DREES a actualisé les travaux de projections d'activité hospitalière de court séjour à l'horizon 2030, qui avaient été publiés en 2008. Ce document de la collection des Dossiers de la DREES présente les résultats de ces projections calculées à partir d'hypothèses construites avec un groupe d'experts, et tenant compte des évolutions démographiques à venir. Ces hypothèses s'appuient sur un meilleur suivi en ville de certaines pathologies chroniques, des progrès techniques et des changements de pratiques dans certaines prises en charge hospitalières.
Les projections suggèrent une rupture de la tendance observée au cours des dernières années. Compte tenu uniquement du vieillissement démographique, le nombre de séjours hospitaliers augmenterait de plus de 2 millions et les besoins en lits d'hospitalisation complète de 28 % à horizon 2030. En revanche, en tenant compte également du développement de la prise en charge ambulatoire et du raccourcissement des durées de séjours en hospitalisation complète, le nombre de journées en hospitalisation complète diminuerait d'un peu plus de 3 millions et le nombre de séjours réalisés en ambulatoire augmenterait de près de 50 % en 2030, par rapport à 2012.
Au-delà de ces projections d'activité, si on suppose une homogénéisation régionale des taux d'occupation des lits au sein des établissements de santé, les besoins en lits d'hospitalisation complète en MCO baisseraient en 2030 jusqu'à 11 % (soit 20 500 lits en moins) selon le scénario principal retenu par les experts. Le mouvement de réduction du nombre de lits et d'augmentation du nombre de places en ambulatoire devrait donc se poursuivre. Néanmoins, cette baisse des taux de recours pourrait s'accompagner d'une augmentation des besoins dans d'autres secteurs (par exemple, en SSR, en HAD ou en soins de ville) dont on ne tient pas compte dans l'étude.
> « Projections d'activité hospitalière à l'horizon 2030 », Les Dossiers de la DREES n° 18 - 227 p - 11 mai 2017

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TIC santé - e-administration - services publics

Les progrès informatiques des établissements de santé sont perceptibles selon l'Atlas des SIH 2017
17/05/17 - L'Atlas des systèmes d'information hospitaliers (SIH) est publié annuellement depuis 2013 par la direction générale de l'offre de soins (DGOS) et vise à "mettre à disposition des acteurs de la santé les données principales et tendances de l'évolution des SIH sur le territoire", rappelle l'édition 2017 du document présentée le 17 mai lors de la Paris Healthcare Week. Depuis 4 ans, l'amélioration du recueil d'information dans l'observatoire des systèmes d'information en santé (oSIS), permet d'affirmer sa représentativité. Les établissements consacrent en 2015, en moyenne, 1,7 % de leurs charges d'exploitation au système d'information hospitalier, en légère hausse depuis l'année précédente. L'informatisation du processus de soins se poursuit dans les établissements de santé avec de légères hausses des usages des systèmes d'information hospitaliers, constate l'Atlas. Si l'informatisation du dossier médical du patient reste bien engagée, avec des taux de projets en cours et/ou finalisés stables (90 % des établissements) mais sur un plus large échantillon d'établissements répondants, la prescription du médicament informatisée progresse de 2 % par rapport à l'édition 2016, avec 65 % des projets d'informatisation achevés. L'informatisation des prescriptions d'analyse médicale, celles d'imagerie et de soins enregistrent chacune des hausses de 2 points, avec respectivement 46 %, 41 % et 52 % de projets achevés.
Pour la première fois, l'Atlas intègre cette année des données sur l'informatisation des fonctions médico-techniques. Il constate que le développement du système d'information d'imagerie (SIR et PACS) est achevé à 80 % en moyenne. L'informatisation des laboratoires de biologie est par ailleurs une réalité pour 90 % des établissements. L'Atlas souligne les "efforts à poursuivre" sur la programmation des ressources. La gestion des blocs opératoires et celle des lits restent ainsi partiellement informatisées. Autre constat : les avancées significatives sur l'informatisation de la gestion des rendez-vous, avec 59% de projets achevés, et 17% en cours, mais les niveaux de prise de rendez-vous sur Internet sont encore faibles. Enfin, en matière de messageries sécurisées intégrées à l'espace de confiance MS santé, plus de 860 établissements de santé sont aujourd'hui raccordés et peuvent échanger des mails sécurisés avec leurs correspondants.
Cette cinquième édition de l'Atlas des SIH fait le point sur l'atteinte, "en constante progression", des pré-requis du programme Hôpital numérique visant à permettre aux établissements de santé d'atteindre un socle commun d'informatisation. Le nombre d'établissements ayant déclaré atteindre l'ensemble des pré-requis du programme est passé de 1 305 à 1 560 établissements, soit une progression de 9 points par rapport à 2016. Le niveau moyen d'atteinte des pré-requis a également progressé, passant de 90 % à 92 %.
> Atlas des systèmes d'information hospitaliers 2017 - 144 pages

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Veille réglementaire

Sécurité sociale

  • RAS

Santé - social

  • RAS

Autres publications et informations retenues

Agenda

  • Rencontres "Enseignement supérieur et protection sociale", 3e édition
    Pour la troisième fois, l'EN3S propose une rencontre entre le monde de l'enseignement supérieur et de la recherche et le monde des acteurs de la protection sociale. La gestion et le pilotage de la protection sociale ont besoin d'être stimulés par des travaux d'études et de recherche, et le monde des études et de la recherche a besoin d'être confronté au réel. Pour la première fois, cette année, il est proposé une rencontre autour des travaux de jeunes chercheurs avec cinq ateliers thématiques autour de la protection sociale dans lesquels des docteurs ou doctorants sont amenés à présenter et à discuter de leurs travaux sous le regard bienveillant d'un président de séance et de discutants choisis parmi les meilleurs spécialistes français de ces questions. Pour toutes celles et ceux qui s'intéressent à la protection sociale de demain, rendez-vous à La Sorbonne le 1er juin 2017. Programme et inscription (quelques places disponibles)

Statistiques - chiffres - classements - prix

  • Plan 500 000 formations supplémentaires. 988 294 demandeurs d'emploi ont bénéficié d'une formation en 2016, et un sur deux a signé un contrat de travail de six mois après sa sortie de formation et un sur quatre bénéficie d'un contrat de travail durable. Les chiffres du Cnefop, publiés le 10 mai 2017 par le Carif-Oref francilien, montrent que le plan 500 000 formations lancé en janvier 2016 et poursuivi jusqu'à mi-2017 a atteint ses objectifs. Reste à savoir quelle forme il prendra avec le nouveau président de la République.

Nominations - mouvements - récompenses - Indiscrétions - marchés

  • Nathalie Droulez (EN3S) devient la nouvelle médiatrice de l'Assurance retraite. Elle était auparavant directrice de la Caisse de retraite du personnel de la RATP (2010-2016). Son profil linkedin

Sondages - Campagnes

  • Enquête 2017 : 90 % des assurés satisfaits de la CAMIEG
    La troisième enquête nationale a été réalisée fin 2016. Identique à celles menées pour les caisses primaires d'assurance maladie du régime général, cette enquête montre une progression intéressante des 2 indicateurs clés que sont la satisfaction globale et l'image. Ainsi, la Caisse qui assure la gestion du régime spécial d'assurance maladie maternité des industries électriques et gazières (IEG) connaît un taux de satisfaction respectivement de 90 % (+ 3 points par rapport à la dernière enquête de 2016) et 87 % (+ 2 points). La même proportion déclare « avoir confiance en la Camieg ». La satisfaction à l'égard du nombre de contacts nécessaires pour avoir la réponse attendue s'améliore également, elle passe à 84 % (+ 2 points). L'activité la moins bien perçue reste le traitement des réclamations (39 % de satisfaits). La CAMIEG qui fête, cette année, ses 10 ans, revient de loin. Le communiqué de presse
  • Les salariés et l'absentéisme au travail - Sondage IFOP - Securex et Oxygen
    L'IFOP a réalisé en avril 2017 une enquête détaillée sur l'absentéisme au travail en partenariat avec Securex et Oxygen. Plusieurs tendances lourdes ressortent et soulignent de grandes problématiques de société et d'organisation du travail : 15 % des actifs ont été en arrêt de travail 10 jours et plus au cours de l'année 2016 ; 20 % des absents estiment qu'ils auraient pu aller travailler ; 13 % des actifs sollicitent des arrêts maladie pour des raisons autres que leur santé ; les causes principales de ces arrêts sont la convenance personnelle (19 %), la surcharge de travail ou le non paiement des heures supplémentaires (21 %) ou l'absence de motivation (18 %). 64% des actifs estiment que leur travail a déjà été impacté par les absences de collègues et  66 % de ces actifs ont le sentiment que les absences de collègues ont pu être préjudiciables aux performances de l'entreprise. Les résultats de l'enquête

La vidéo de la semaine

Publications - revues

  • OPTA-S lance une « revue web » gratuite sur le thème du pilotage de la performance
    Le cabinet OPTA-S lance son "Académie de la Performance" avec un objectif : fédérer une communauté d'acteurs en charge du pilotage de la performance au sein de la Sécurité sociale et de la Santé. La première étape est l'inscription à une revue de web ciblée et gratuite qui permet de recevoir une sélection des meilleurs articles sur le sujet chaque semaine. L'inscription se fait en ligne sur son site web
  • Vivre dans plusieurs configurations familiales - Insee Première n° 1647 - 15 mai 2017 - 4 pages
    La famille traditionnelle reste largement prédominante, selon une étude de l'Insee. Parmi les 13,7 millions de mineurs recensés en 2011 sur le territoire métropolitain, 9,8 millions étaient dans cette situation. Beaucoup d'enfants connaissent plusieurs configurations familiales différentes. Il n'y en avait pas moins de 3,4 millions à être élevés par un seul parent. Ce cas de figure se rencontre beaucoup plus souvent (2,5 millions d'enfants) dans les familles monoparentales que dans les familles recomposées (1,5 million). 900 000 vivent principalement avec un seul de leurs parents et une partie du temps chez leur autre parent. En changeant de résidence, ils peuvent modifier à certains moments la situation familiale d'autres enfants mineurs. Autre configuration observée par l'Insee, celle de la famille monoparentale qui, épisodiquement, se transforme en famille "traditionnelle". C'est le cas lorsque la mère ou le père vient résider au domicile du conjoint ou de la conjointe chez qui vit l'enfant.
  • Newsletter formation continue n° 15 de l'EN3S
    Au sommaire de ce numéro de mai 2017 :
    - La problématique des RH au sein des organismes de sécurité sociale : Entretien avec Audrey Mathon ;
    - Comprendre la protection sociale.

Communiqués, points de vue, analyses politiques, faits divers, enquêtes

  • La Sécurité sociale, l'un des plus gros recruteurs du pays - La Dépêche 15 mai 2017
    6 000 personnes recrutées par an dont 400 l'ont été l'an dernier en Occitanie : les organismes rattachés à la Sécurité sociale embauchent en nombre. Et ce n'est que le début. Les 18 et 19 mai, une cinquantaine de postes seront proposés aux visiteurs de Carrefour Emploi de Toulouse Métropole. Six recruteurs sur stand recevront chaque candidat lors d'un mini-entretien (jobdating). "D'ici à 5 ans, 40 % de notre effectif partira à la retraite", explique Gérard Durier, le directeur de la communication de l'UCANSS. "On a donc une stratégie de recrutement plus offensive pour promouvoir nos emplois de droit privé auprès des jeunes car on reste un employeur méconnu", mais l'un des plus gros de France qui embauche par alternance, en CDD ou CDI, à partir du niveau BAC. L'occasion de faire un peu de pub au portail lesmetiersdelasecuritesociale.fr
  • Non à l'étatisation des complémentaires santé ! - Point de vue de Claude Le Pen / Chroniqueur - Professeur d'économie, université Paris Dauphine - Les Echos 19 mai 2017
    Certains voudraient que les complémentaires santé passent sous la houlette de l'Etat, mais est-ce une bonne idée ? Que disent les comptes de la santé ? Pour Claude Le Pen, la comparaison des coûts de gestion entre AMO et AMC "est bien plus complexe que ne le suggère une lecture hâtive des chiffres".
  • Fonds de pension : la nouvelle crise qui menace les Etats-Unis - Les Echos 18 mai 2017
    Les collectivités locales américaines (villes, Etats, etc) ont développé des régimes de retraite pour leurs fonctionnaires qui les obligent à s'endetter massivement - au risque de faire parfois banqueroute. Ces fonds de pension publics seraient sous-financés à hauteur de 3 850 milliards de dollars et pourraient plonger le pays dans une nouvelle crise, à l'instar de celle des « subprimes » immobiliers. Une poignée de villes s'avèrent déjà incapables de payer les pensions promises à leurs retraités. Certaines les amputent de plus de la moitié. A défaut de s'attaquer directement à leurs fonctionnaires, d'autres font le choix de ne plus payer leurs factures. Les agences de notation, qui avaient été tenues partiellement responsables de la crise de 2008, tirent la sonnette d'alarme, en vain pour l'instant. Il faut préciser que les collectivités locales se sont prêtées à des investissements de plus en plus risqués (hedge funds, etc), rapporte "Les Echos". "A charge aux futurs responsables politiques de gérer, peut-être, l'arrivée d'une nouvelle catastrophe" (qui pourrait un jour nous impacter).
  • La farce vitale. Blog de Gérard Maudrux, 19 mai 2017
    La carte vitale, née en 1998, a bientôt 20 ans. Jamais produit informatique n'aura évolué aussi peu ou aussi mal en 20 ans. Elle est quasiment restée à l'âge préhistorique du produit de Roland Moreno, montrant par là le peu d'efficacité des responsables et de la gestion de notre assurance maladie. Comment le Dr Gérard Maudrux, qui a présidé pendant 18 ans et jusqu’à la fin de 2015 la Caisse autonome de retraite des médecins de France, la CARMF, "dézingue" la petite carte verte.

Le hit des liens les plus cliqués de la lettre 746 du 14 mai 2017

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